ateliers CLAME!

‘CLAMER’ ÇA VEUT DIRE QUOI ?

dire haut et fort – porter un message – oralement – avec force et vigueur dans la voix et le ton – devant une audience ou un micro

Et il y en a eu des gonzes avant nous pour damer la piste. Oh oui ! il y en a eu des oreilles curieuses, depuis les cieux préhistoriques, au coin du feu, pour suivre les épiques épopées mises en vers ou en prose par des chasseurs ou des guerriers, des bergers et des sorcières, des griots d’Afrique, sur fond de percussions, de cordes pincées ou de flutes à un, deux ou trois trous.

Les lignes qui vont suivre et les vidéos qui les illustrent, proposent une plongée dans l’univers insondable des textes clamés, présentant quelques facettes de la richesse artistique du genre.

Petite histoire dE LA CHANSON PAS CHANTÉE

Aujourd’hui, qu’on appelle ça : rap, slam, toast ou talkover, le style clamé dans la musique moderne découle d’un genre nommé spoken word (mot parlé) par les artistes de la Beat Generation : la génération des poètes perdus d’après-guerre, qu’étaient Kerouac, Ginsberg et Burroughs, initiateurs du mouvement dans le New York des années 50, qui tremperont leur littérature dans le jazz bop, la musique libre, puis le rock psychédélique.

Blues and Haikus, 1959, Jack Kerouac lit ses poèmes sur les improvisations de Al Cohn et Zoot Sims

Clamer son texte, son poème, avec un peu de musique en toile de fond, ça captive encore mieux le public. Alors, autant choisir un beat qui groove pour soutenir les mots que l’on ne chante pas : la funk, par exemple.

Dans les années 70, alors que le Grandmaster Flash réglait ses platines et faisait tourner éternellement le même break instrumental sur deux disques identiques qu’il chevauchait tel un jockey, les MC (maitres de cérémonie) égaillaient leur style microphonique, clamaient des histoires du quotidien tels des prêcheurs de l’église réformée pour engager les foules à prendre part à la soirée, et chauffer les breakers (danseurs de breakdancing) à performer sur la piste de danse.

Le DJ (disc jockey) Grandmaster Flash à l’œuvre
Pour connaître un bout de son histoire, suis donc cette excellente (mais trop courte) série : The Get Down

Né du spoken word, alliant culture populaire, R&B, funk et disco, le RAP naissait au cœur des seventies. Il se popularisera jusqu’à la décennie suivante, contaminant le monde entier, dans des fusions illimitées :

Lorsque le rap rencontre la musique traditionnelle mongole – extraits de Mongolian Bling

Il vaut mieux connaitre son passé pour préparer l’avenir et comprendre derrière qui l’on chemine pour décider où l’on ira quand les leaders nous auront laissé leur place.
À ce propos, sais-tu qui est celui que les plus grands rappeurs appellent le parrain du rap ?
The godfather of rap ?

Il s’agit de Gil Scott-Heron.
Et voici le premier titre de son premier disque, un enregistrement live de 1971, dont la version ré-instrumentalisée deviendra un morceau mythique du spoken word et la revendication de toute une génération : The Revolution Will Not Be Televised.

L’album Small Talk at 125th and Lenox, 1970, fut classé dans la catégorie ‘jazz‘, à défaut de mieux à l’époque
Rap / Hip-hop

Quand les DJ, tels DJ Kool Herc, Grandmaster Flash, ont proposé une disco/funk plus rythmée, les Maîtres de Cérémonie ont également rythmé leurs phrasés. Aux US, il se dit que RAP signifie Rythm And Poetry, comme RnB signifie Rythm And Blues.

Le rap est TRÈS poétique !
Il ne faut pas se méprendre ni avoir peur du mot ! Dans le rap, on exprime avant tout ses sentiments, son histoire, ses déboires ou ceux des autres ; souvent en vers, après avoir longuement soigné son style, sa diction et son vocabulaire.




TWIT

Non seulement les rappeurs utilisent plus de mots par chanson que les auteurs de la variété française mais ils usent aussi d’un vocabulaire plus riche. Rapsodie, l’institut data du rap français, a fait les comptes parmi les rappeurs français cette année et a décoré Rohff de la médaille du vocabulaire le plus varié avec 13 219 mots différents utilisés à travers 289 titres ; suivi de Jul, avec 11 991 mots sur 678 titres et du groupe IAM avec 11 595 mots sur 253 morceaux.


Avant tout,
le rap .. c’est une littérature !
N’en déplaise aux académiciens et aux gangsters en benz benz benz.


Le tout premier rap identifié vient d’Italie, en 1972. Prisencolinensinainciusol, par Adriano Celentano, ne veut absolument rien dire : le titre est chanté en yaourt, un charabia incompréhensible qui inviterait à l’amour universel .. un détail -amusant- dans notre récit.

Adriano Celentano – Prisencolinensinainciusol, 1972

Ce ‘phénomène’, émergeant des ghettos, rassemblera DJ, MC, B-boys, B-girls, beatboxers, graffeurs, et toute une mode et un style vestimentaire qui en découleront. Les années passant, le phénomène sera finalement reconnu et relégué au rang de culture : le hip hop.

Le hip-hop, c’est une pirouette de l’esprit, une révolution sociale, un moyen de survivre dans la misère galopante des « mauvais quartiers ». Il serait le dérivé d’un terme wolof « hipi » signifiant « ouvrir ses yeux » ; et de « hop », bond, en anglais.

Pochette du disque du Sugarhill Gang

Le premier morceau rap qui fera vraiment date (et recette) est, en fait, un coup commercial. Trois amateurs se font signer, en 1979, par la -aujourd’hui célèbre- maison de disque Sugar Hill Records, qui flaire le potentiel de ce style musical émergeant. Dans le studio, on joue en live replay le titre Good Times, de Chic ; et les trois compères narrent -avec un flow incontestable- quelques épisodes de leur vie quotidienne .. on est loin de la révolution de GS-Heron ! mais le groupe fait une performance sur un maxi 45 tours : 14 minutes de funk rappée. C’est bien au-delà des standards radiophoniques de l’époque ! Le single, au format d’un 33 tours, réussira malgré tout à s’écouler à plus de 10 millions d’exemplaires. C’est ça aussi, l’histoire de la musique.

Trois formats de disques vinyle les plus courants – le plus ancien étant le 78 tours, le plus jeune le 45
Pense à activer les sous-titres ..
Good Times, Chic, 1979 (Atlantic Records)
DU GET DOWN AU SAMPLING

Les années 80 ouvrent donc la voie au rap et à la culture hip-hop à travers le monde : un mouvement culturel, social, engagé, qui prône la paix à travers l’art .. et véhicule les billets verts à travers des contrats de distribution. Un pop art, populaire, un art des rues, pour ceux de la rue. Parce que la culture est pour tout le monde, parce que chacun a une culture, les street artists vont trouver une identité et donner un nom à la leur : un sursaut (hop) intellectuelle (hip) face à la violence urbaine et la discrimination raciale.

Un sampler des années 80 : le FAIRLIGHT CMI 30A, conçu par l’australien Peter Vogel

Les années 80 voient aussi le développement de la technologie. La micro-informatique et ses nouveaux équipements, plus accessibles, vont changer la donne pour un grand nombre de petits producteurs de son. Dans les garages, les chambres, les caves ou les petits studios des MJC (Maisons des Jeunes et de la Culture), plein de jeunes gens -pour certains ne sachant pas jouer d’un instrument- peuvent ainsi fabriquer de la musique en découpant des morceaux existants : c’est le sampling (échantillonage en français), appliquant ainsi de façon électronique la technique du Grandmaster Flash pour produire une boucle sonore infinie sur laquelle poser des voix, d’autres boucles ou des lignes instrumentales.

Il y a une grosse polémique autour du sampling, dans laquelle il devient difficile d’identifier le questionnement de fond .. Il faut dissocier deux questions pour appréhender la vague, le tsunami qu’est le sampling depuis 30 ans :

Le sampling est-il un vol de la musique d’autrui ?

La première raison de l’utilisation du sample est .. sa simplicité et rapidité d’exécution : un son, propre, prêt en peu de temps. Car il ne faut pas négliger le nerf de la guerre ! même dans l’engagement artistique : « le temps, c’est de l’argent. » La question a donc été posée à la société civile à grands renforts de procès, qui ont parfois coûté très cher : le sample appartient-il encore aux musiciens qui ont enregistré le morceau original ? Si oui, comment les rémunérer sur la base d’un contrat d’exploitation commerciale ? Autrement dit = je gagne de l’argent grâce à un bout de ta musique, je te reverse une partie des recettes de mes ventes.

L’échantillonnage est-il un art musical ?

Au-delà de l’aspect juridique et mercantile, quelle est la définition de la ‘musique’ ? Vaste débat ! Tout le monde aura son mot à dire .. Le public doit-il juger de ce qu’est l’art ?
Le public a d’abord une possibilité : exprimer son goût, à travers son pouvoir d’achat entre autre. Tu aimes les musiques samplées : tu l’achètes. Tu n’aimes pas : passe à autre chose et va renouveller ton abonnement à l’opéra ^^

La Musique Assistée par Ordinateur (MAO) offre une nouvelle alternative : produire soi-même ses boucles, à moindre coût. Grâce à un matériel toujours plus performant, des instruments logiciels de plus en plus réalistes, plus besoin de prendre parmi l’existant. Composer ‘in the box’ toute l’instrumentation devient possible – et avec youtube, plus besoin de passer par le conservatoire pour acquérir des connaissances musicales.


La maitrise de l’électricité a initié un grand bouleversement dans le monde de la musique au même titre que toute les autres industries humaines depuis un siècle. L’excellentissime série de documentaires (en six volets) SoundBreaking, diffusée sur Arte, retrace cette longue progression, depuis l’apparition du disque, jusqu’au sampling, dont voici le dernier épisode (en version courte) :

Une série de docus à voir absolument !

Le sample de batterie le plus connu, c’est le Amen break. Il est inmanquable.
Tu l’as déjà entendu mille fois. L’avais-tu identifié ?

Évolution du sample de batterie originellement joué par G.C. Coleman du groupe The Winstons, sur le morceau Amen, Brother, en 1960

Depuis cette révolution électrique et électronique, les artistes des mots-dits-et-non-chantés sont pléthoriques, développant leur style et leurs techniques, montrant de plus en plus de virtuosité et d’éloquence, faisant de l’oralité un art d’excellence.

Chemical Calisthenics, Blackalicious, 2002 – The Gift of Gab place haute la barre de la performance verbale

Pensez un instant comment une chanson, une histoire, traversait les générations à une époque où il n’était pas possible de la fixer, de la figer, sur un support audio. On la répétait, on l’apprenait par cœur. Il y avait sans doute moins de styles et moins de chansons différentes à écouter mais elles étaient toujours produites de façon vivante, et ÇA, ça fait la différence.

H.I.P.H.O.P.

Au long de l’année 1984, TF1 va diffuser en France la première émission mondiale entièrement dédiée au hip-hop, sa musique, ses artistes, ses danseurs, présentée par Sidney, et appelée H.I.P.H.O.P. Dans les foyers en repos du dimanche après-midi, on poussait les meubles et on apprenait les figures du smurf, ou popping, sur le tapis du salon .. rétrospective sur notre patrimoine national :

L’émission va présenter à son public fidèle les nombreuses facettes de la culture hip-hop (juste avant la série US, Starsky & Hutch), contribuant à l’élan inarrêtable du phénomène -dans les banlieues des grandes villes, dans les quartiers nords de Paris– pour toucher rapidement toutes les couches de la société française.

Au travers des messages portés par ce mouvement, la France découvre de façon artistique le quotidien de la vie urbaine, des ‘jeunes des cités’ ; ainsi que la difficulté des classes laborieuses à reconnaître la misère sociale des classes dites ‘dangereuses‘ qui se répand dans les antichambres de la 5e puissance mondiale, qui ne jure que par le maintien de ses activités industrielles, grises et malodorantes.

Comment raconter l’histoire du rap français en quelques minutes ?
Avec une autre série de vidéos proposées par Arte bien sûr !

L’ancrage de la musique hip-hop et du rap dans le paysage musical et culturel français est marqué par la parution de la compilation Rappattitude. Rocking Squat (petit frère de Vincent Cassel) tient la première piste, suivi de Tonton David (raga/dancehall), Dee Nasty, NTM ..

VERLAN, CULTURE ET ABUS DE LANGAGE

Une culture peut à la fois nous différencier et nous identifier. Rien de mieux pour raffermir un sentiment d’appartenance qu’utiliser un moyen de communication et de reconnaissance seulement connu de ses membres, afin de tromper l’ennemi, parler de façon incompréhensible pour les non-initiés – comme le permettent le javanais, la langue de feu, ou le verlan. Le vers-l’en (l’envers) se parlait déjà dans les quartiers chauds de la capitale lors de la prise de la Bastille. Voltaire a inventé son nom au XVIIIe siècle en inversant les syllabes de sa ville natale, Airvault (où se déroule d’ailleurs chaque année un superbe festival : Le rêve de l’aborigène).

Le verlan, c’est un langage, une façon de causer pour pas être entravé par le bourgeois, qui use lui aussi de termes techniques ou de formules grammaticales alambiquées, pour se distinguer des petites gens. Chaque groupe se façonne des expressions propres à son mode de vie.

L’identité a cela de versatile, qu’elle offre une existence, une reconnaissance à l’individu, pour lui permettre de vivre au sein d’un groupe, tout en l’excluant parfois d’autres cercles. On ne peut pas toujours se comprendre, même en parlant la même langue ça peut être compliqué !

Pour les artistes, c’est encore une autre histoire car la seule limite est leur imagination.
Voilà ce que donnait le verlan à son époque quand Jacques Dutronc (connu pour Les cactus, Et moi, et moi, et moi) s’y essaye en 1971 :

Les sons buccaux ont-il nécessairement besoin d’avoir un sens commun ? L’émotion peut-elle se communiquer seulement au son de la voix ?
Comme le chanteur italien, Adriano Celentano, comme Nosfell, on peut inventer tout un langage, ou bien une partie de son vocabulaire comme Aya Nakamura dans son titre Djadja.

Clamer SANS musique

En 1987, aux USA, Marc Smith a l’idée de dépoussiérer l’image vieillotte et barbante de la poésie, en organisant des compétitions aux règles simples dans des lieux publics (parcs, bars, restaurants, café-théâtres) : pas de musique, pas d’accessoire, et trois minutes pour dire un texte de sa composition devant un public qui vote la performance. Le SLAM.

Contrairement à l’abus de langage généralisé en France, le slam est une compétition et non un style. Clamer sur de la musique, c’est donc ..?
Du spoken word, des mots parlés !

Le documentariste Paul Devlin retrace, dans Slam Nation, une saison de cette compétition à travers le pays, en 1996. Un artiste tira vers lui la lumière en remportant la première place. Il marquera par son style tous les slameurs du monde entier : Saul Williams.

Dans l’année qui suivit, Saul Williams prendra le rôle du film ainsi nommé SLAM, de Marc Levin, en 1998, dont voici un extrait :

Back to France

Maintenant que nous avons fait le tour des origines étasuniennes du style clamé, jetons une oreille sur nos prédécesseurs français, de façon chronologique. Retour en arrière de 70 ans .. Voici une short-list d’artistes de la chanson pas chantée, en français, pour en sonder, non pas les limites (car il n’existe pas de limite à la création musicale) mais, les origines, les inspirations comme les aspirations, sur des compositions originales.


Colette Magny. Voici un phénomène rarissime qui risque de te surprendre ! Celui d’une femme qui chantait le blues avec sa guitare dans les années 60 à la télé française et se définissait elle-même ainsi : « Je suis un petit pachyderme de sexe féminin. J’en ai gros sur le coeur. Ras la trompe !« . Écoute ici son rythme vocal, son timbre de voix et ses revendications, dans ce live/interview de 1972.

À l’adresse des poètes, Léo Ferré adresse ce message, en 1970.

Un peu plus tard, une typique adaptation du modèle étasunien : L’oiseau de Pierre Vassiliu. Un groupe joue la funk pendant que le poète délivre sa prose. 1978.

Lantoine, Loïc, un enragé, un punk du stylo, qui a parcouru les petits lieux à travers la francophonie, accompagné d’un contrebassiste très rythmique. Aujourd’hui, il a étoffé son équipe, se met en musique, mais c’est avant tout un conteur, qui fait de la chanson pas chantée comme il la définit ici, dans son premier album Badaboum. Écoute-le entier, c’est une de mes petites madeleines (de Proust).
Même Triky a confié être fan de Lantoine lors d’une interview, alors ..

Badaboum, Loïc Lantoine
Aux étoiles, Loïc Lantoine

Pourrait-on ne peut parler de Grand corps malade ? Un performer qui a mis ses textes en musique, faisant du spoken word estampillé slam (ça faisait mieux sur le packaging, il faut croire).

Plus proche de nous, FAUVE. FAUVE, c’est un nom de groupe emprunté au titre du film Les nuits fauves, de Cyril Collard (1992), qui navigue entre pop sur disque et rock sur scène.

Blizzard, Fauve (version courte)
écriture, beatmaking, enregistrement, freestyle
Maintenant, bien baigné dans la culture de la chanson pas chantée, comment s’équiper pour participer à un atelier CLAME ?

Est-il nécessaire de te rappeler les consignes imposées par les autorités ? Il te faudra donc un masque pour ton nez, je fournirai la chaise pour ton séant. Prévois ton stylo et ton papier. Tes notes de la veille. Révise tes textes préférés, ceux que tu connais déjà par coeur. Tu peux amener ton téléphone, tes écouteurs, ton enceinte, un disque dur ou une clé usb avec tes loops .. bref .. tu as le champ libre !

De nombreux artistes nous ont précédé sur cette scène.
Et comme la scène est à tout le monde : bienvenue !

Les ateliers CLAME! proposent des rencontres ponctuelles ou suivies pour pratiquer toutes les étapes de la production musicale. Gère toi-même tout le matériel nécessaire ou apprends sur place : logiciels, loopstation, banques sons, clavier, micros, autotune, pour écrire tes textes, t’entrainer à les clamer et progresser, jusqu’à réaliser un clip de ton clame/texte/slam/rap/chanson/poème/rimes ou prose.

écriture et musiques urbaines

ateliers CLAME!
pour collégiens/lycéens – ados/jeunes adultes
info & inscription : lataache@subvertising.org | 06 95 46 36 07
animés par neimen etc

écriture composition mixage montage mastering

Petite note finale

J’espère que cette balade à travers les âges t’aura ouvert l’appétit et boosté le bulbe pour mener ta propre quête au-delà les barrières du déjà-connu. Pour créer son style, il faut abandonner ses modèles, ou plutôt : les dépasser. Il faut créer, selon ses goûts, selon son talent. Mais attention ! un talent, ça ne s’invente pas ; ça se découvre. On ne devient pas quelqu’un, on révèle qui l’on est, à soi-même et au monde. Alors ..

libère ton style et ton esprit
prends ton losty
et viens clamer !

neimen etc

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